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30/01/2010

Google veut signer la mort d'Internet Explorer 6

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La nouvelle est tombée vendredi sur le blog Google Enterprise. A partir du 1er mars, toutes les applications Google, avec en premier lieu la suite bureautique Google Documents, ne fonctionneront plus sur les anciennes versions des navigateurs internet.

Dans le détail, les versions inférieures à Internet Explorer 7.0, Firefox 3.0, Safari 3.0, et Chrome 4.0 seront affectées.

Cette décision touche évidemment de plein fouet Internet Explorer 6 (IE6 pour les intimes), qui équipe encore de nombreux ordinateurs d'entreprises, malgré ses énormes lacunes. Outre les bugs rendant fous les développeurs web, le navigateur n'a plus été mis à jour par Microsoft depuis 2006, laissant une porte grande ouverte aux failles de sécurité.

Des opérations de mise à mort d'IE6 ont déjà eu lieu par le passé. Une campagne sur Internet (Stop Living in the Past) a incité les possesseurs d'IE6 à passer à une version supérieure. Youtube a annoncé en juillet dernier que son site ne serait plus compatible ce navigateur.

En rendant Google Documents impossible à utiliser avec Internet Explorer 6, Google frappe un grand coup dans le monde de l'entreprise, qui commence à se tourner doucement mais sûrement vers sa suite bureautique gratuite et coopérative. Les administrateurs réseau vont avoir du pain sur la planche.

 

Image : capture d'écran du site Stop Living in the Past

16:58 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (200)

30/05/2009

Facebook : bien, pas bien ?

Amusement aujourd'hui en parcourant liberation.fr.

D'un côté, un article de Libé Rennes : la préfecture du Finistère lance un appel aux parents, car une cuite géante est en préparation via Facebook -> Ouh Facebook c'est mal, les jeunes s'y rassemblent pour organiser des rendez-vous de débauche, Internet nous tuera tous.

De l'autre, une dépêche émouvante : une mère anglaise retrouve son fils enlevé par son ex-mari il y a 27 ans, grâce à Facebook -> Facebook est un instrument merveilleux permettant aux mères de retrouver ses petits. Amen.

14:42 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (7)

17/04/2009

Facebook se met à la démocratie

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Utilisateurs de Facebook, vous vous souvenez certainement de la fronde en février dernier, alors que le site avait modifié ses conditions d'utilisation. Les termes " licence irrévocable, perpétuelle, non exclusive, transférable et pour le monde entier " avaient mis le feu au poudre : le site s'octroyait-il un droit éternel sur les contenus publiés par les internautes (photos, textes, etc) ? Facebook avait fini par faire demi-tour, devant la menace d'un certain nombre d'utilisateurs de fermer purement et simplement leurs comptes, et la mauvaise publicité pour le site.

Aujourd'hui, les utilisateurs de Facebook découvrent qu'ils peuvent voter jusqu'au 23 avril pour les nouvelles conditions d'utilisations.

"Facebook a annoncé, le 26 février, son projet visant à rendre la gestion du site plus transparente et démocratique. Des utilisateurs et des experts du monde entier ont commenté les nouveaux documents proposés par Facebook, la Déclaration des droits et responsabilités et les Principes de Facebook, en remplacement des Conditions d’utilisation existantes. Nous avons pris connaissance de ces commentaires et avons révisé les documents en conséquence. C’est maintenant à vous de voter sur ce que vous préférez que Facebook utilise pour la régie du site."

Les choses sont plutôt bien faites. On a accès aux CGU actuelles et à celle soumise au vote, ainsi qu'une explication claire des changements, et une foire aux questions sur les points les plus sensibles : droit sur les contenus publiés (ils reviennent aux utilisateurs) et protection de la vie privée (notamment sur les failles pour la diffusion des photos : ne pourront voir vos photos que les personnes incluses dans votre liste d'amis). Les utilisateurs peuvent donc choisir en toute connaissance de cause quelles conditions d'utilisation ils préfèrent.

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Lors de mon vote ce matin, les nouvelles conditions d'utilisation étaient approuvées à 73% des votes.

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Le site précise que le résultat du scrutin sera reconnu valable si au moins 30% des utilisateurs actifs de Facebook votent. Sont utilisateurs actifs les personnes qui se sont connectés à leur compte au moins une fois durant les 30 derniers jours : ceux qui se sont inscrits après le 26 février 2009 (date à laquelle le principe du vote a été annoncé) ne peuvent pas voter.

24/03/2009

Le défi d'Internet Explorer 8

dieie.jpgMicrosoft a lancé jeudi dernier la nouvelle version de son navigateur internet phare, Internet Explorer 8 (IE8). Le défi est de taille pour la firme de Redmond. IE ne cesse de perdre des parts de visite, au profit de navigateurs alternatifs comme Firefox : 67% de part pour IE (à comparer aux 75% de janvier 2008), contre 22% pour Firefox. Microsoft possède pourtant un atout de taille. Internet Explorer est automatiquement intégré à Windows, et ne peut être désinstallé. Une situation qui a fait tiquer la Commission Européenne pour entrave à la concurrence. Résultat, Microsoft promet que IE8 pourra être supprimé de sa nouvelle version de Windows, Windows 7.

On ne peut pas dire qu'Internet Explorer soit en odeur de sainteté chez les internautes. Lenteur, bugs, plantages du navigateur sont monnaie courante, et ont forcé nombre d'utilisateurs de migrer sur Firefox, Opera, ou le petit dernier Chrome, et de plaisanter sur les "performances" du navigateur de Microsoft. Sans parler de la haine des développeurs web pour IE.

Microsoft promet de corriger tout ça avec IE8 : plus rapide, plus sûr, compatible avec les nouveaux formats web (tous les détails ici).

Mais pour le moment, ce n'est pas la franche ruée vers le téléchargement de la nouvelle version. Vingt-quatre heures après son lancement, le navigateur de Microsoft détenait une part de visites de 1,6% selon StatCounter et Net Applications. Selon ce dernier, cette part atteint aujourd'hui 1,75%. Un chiffre très faible, qui s'explique néanmoins facilement. Contraire à Firefox, où l'utilisateur est averti par un pop up qu'une nouvelle version est disponible au téléchargement, ici, rien de tout ça. Pas d'alerte, pas de mail, pas de pop up. Mettre à jour son navigateur est donc un acte volontaire. IE8 ne sera intégré à Windows Update et aux mises à jour automatiques, que le ... 27 avril en France. D'ici là, son audience sera confidentielle. Pendant ce temps, Mozilla peaufine sa version 3.5 de Firefox, tandis que Google planche sur la beta de Chrome 2. IE8 devra présenter de sérieux atouts s'il ne souhaite pas se faire une nouvelle fois grignoter des parts de visites par ces nouveaux navigateurs, beaucoup plus innovants

Télécharger Internet Explorer 8

Télécharger Firefox 3

Télécharger Opera 9.6 (Mac)

Télécharger Chrome

Télécharger Safari 4

23/03/2009

Hadopi peine à s'exporter

Alors que le débat sur la loi Hadopi agite la toile française, la Nouvelle Zélande vient officiellement d'abandonner le principe de la riposte graduée. D’autres pays songent ou ont songé à adopter une législation similaire, dans le but de lutter contre le piratage des œuvres culturelles. Et bien souvent, l’échec est au rendez-vous. Petit tour d’horizon des lois et de la mobilisation des internautes.

Ils font demi-tour

nzeland.pngNouvelle Zélande
La figure de proue de la riposte graduée a été contrainte de faire machine arrière face aux protestations des internautes. La «section 92a» prévoyait de couper l’accès au réseau aux internautes étant reconnus coupables de piratage. Très vite, les internautes et les associations se sont organisés pour manifester leur mécontentement. Manifestations dans tout le pays, pétition (18 000 signataires), et surtout, un «black out» du web neo-zélandais.

Le premier ministre John Key a annoncé le 23 février dernier que la section 92a était suspendue. Il a donné jusque fin mars aux industries culturelles et aux industries des télécoms pour se mettre d’accord sur un code de bonnes pratiques afin d’éviter toute dérive. Celui proposé par les fournisseurs d’accès, très restrictif, ne plaît pas aux industries culturelles … Et aujourd'hui, coup de théâtre, la section 92a est purement et simplement abandonnée. Une nouvelle qui devrait certainement encore plus mobiliser les opposants français à la loi Hadopi.

australie.jpgAustralie
Le Ministre des Communications et de l’Economie numérique, Stephen Conroy, souhaite obliger les FAI à bloquer un certain nombre de sites placés dans une liste noire. Cette liste sera établie par une autorité gouvernementale, l’ACMA (Australian Communications and Media Authorities). Elle est consultable à cette adresse (nous vous déconseillons néanmoins de cliquer sur les sites interdits, regroupant essentiellement des sites pédophiles ou pornographiques). Deux types de filtrages sont prévus. L’un à l’égard des enfants, sorte de contrôle parental qui pourra être déverrouillé par un adulte, et un filtrage qui s’appliquera pour tous les internautes australiens envers les sites «déviants». Quels seront-ils ? La question est grande ouverte. Stephen Conroy évoque les sites pédophiles, mais aussi «d’autres contenus indésirables».
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Les associations (notamment No Clean Feed) craignent une censure du net et dénoncent un projet liberticide. Les internautes ont manifesté en masse le 13 décembre dernier sous le mot d’ordre «Save the Internet»

Les FAI dénoncent eux aussi un projet irréaliste techniquement et économiquement. Selon les premiers tests, la vitesse de connexion serait ralentie d’en moyenne 30% (et jusqu’à 87%), tandis que des dizaines de milliers de pages seraient bloquées par erreur. Seuls six fournisseurs d’accès mineurs ont accepté de participer à une phase de test.
Face à cette opposition et aux nombreuses lacunes techniques du projet, ce dernier est sans cesse repoussé.

uk.jpgRoyaume Uni
Alors que le pays était bien parti pour adopter la riposte graduée, il a soudainement fait volte face. Le gouvernement britannique a annoncé qu’il était hors de question de couper l’accès à Internet aux abonnés qui téléchargent illégalement. "Nous ne pouvons pas avoir un système dans lequel on parle d'arrêter des adolescents dans leur chambre à coucher", a en effet tranché le ministre britannique en charge de la propriété intellectuelle, David Lammy (photo ci-contre), dans un entretien accordé au Times.
Ce qui n’empêche pas le Royaume Uni de disposer d’un système de filtrage des sites indésirables. Ce travail est fait par l’Internet Watch Foundation (IWF), qui est chargé de surveiller et de rapporter les contenus en ligne illégaux (principalement la pédophilie).
Ce système a engendré une belle panique en décembre dernier. La IWF avait signalé une page Wikipédia publiant la photo de l’album de Scorpions, Virgin Killer, mettant en scène une (très) jeune fille nue. Aussitôt la page a été interdite. Problème, cela a empêché tous les internautes anglais de mettre en ligne ou de corriger du contenu sur Wikipedia (explications ici). Le même problème a eu lieu au Qatar quelques mois plus tôt.

Ils légifèrent

drapeau_suedois.jpgSuède
Le Parlement suédois a voté un texte qui vient durcir la législation contre le piratage sur Internet. La loi stipule que tout ayant-droit soupçonnant un internaute de l’avoir piraté pourra obtenir du tribunal son adresse IP via le fournisseur d’accès -FAI- (jusqu’ici, seuls la police ou un procureur pouvaient faire une telle demande). Le pirate, s’il est reconnu coupable, pourra recevoir une simple lettre d’avertissement ou écoper d’une amende. La coupure d’accès à Internet n’est pas prévue.
Les internautes et les citoyens suédois sont contre cette loi, et s’organisent autour du mouvement Stoppa IPRED.


Ils sont contre

allemagne.gifAllemagne
« Je ne crois pas qu’Olivennes soit un modèle pour l’Allemagne, voire pour toute l’Europe ». La ministre fédérale de la justice, Brigitte Zypries, ne mâche pas ses mots face à la riposte graduée à la française. Selon elle, ce système va à l’encontre des dispositions locales de protection des données et au secret des télécommunications. «Je pense que le blocage de l’accès à Internet est une sanction tout à fait inacceptable. Elle serait, constitutionnellement et politiquement, très difficile», a déclaré Brigitte Zypries.

norvege.jpgNorvège
Le ministre de l’Education et de la Recherche norvégien, Bard Vegar Solhjell, est en faveur de la légalisation du peer to peer, et la mise en place d’un système de licence globale.

Sur son blog, le ministre rappelle que "tous les progrès technologiques ont engendré des craintes sur la survie de l'ancien format. Mais la télévision n'a pas tué la radio, le Web n'a pas tué le livre, et le téléchargement ne va pas tuer la musique". "Au contraire", assure-t-il, "le Web est génial pour la diffusion de la musique et des autres arts. Les artistes peuvent plus facilement faire connaître leurs oeuvres, et vous pouvez accéder à toute la musique du monde quand vous le souhaitez. C'est fantastique !"

En France, le débat sur la loi Hadopi reprendra mardi 31 mars à l'Assemblée Nationale.

 
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