Avertir le modérateur

22/02/2009

Les grands noms de la presse jeux vidéo en podcast

Podcast_2ans_001.jpg

AHL et Greg taillant la bavette, c'est possible, et c'est dans ce podcast. Photo (c)Gameblog

Joie, bonheur, extase. Le site Gameblog fête ses deux ans, et pour l'occasion réunit les grands noms de la presse vidéoludique, ainsi que sur la télé : AHL, TSR, Trazom, Marcus, Raggal, Alex Pilot, Greg, Bertrand Amar, Thierry Falcoz, Lâm, Féthi Maayoufi, Matt Murdock, Alex Nassar, Elwood, Cédric Ingrand, et Caroline Speller. Tilt, Console Plus, Joypad, Joystick, Player One .... Souvenirs !

Plus de deux heures de son pour un podcast qui tirera une larme aux gamers. Les thèmes abordés sont variés, le jeu vidéo hier et aujourd'hui, la presse et le web, les filles et les JV, la télévision, No Life, et évidemment  plein de private jokes, de vannes, et de gros délires comme à la bonne époque. Et quel bonheur d'entendre des gens qu'on lisait avec passion il y a une dizaine d'années (AHL !).

Tout ça s'écoute ici.

Et j'applaudis le propos de Caroline Speller sur la place des femmes dans le jeu vidéo et dans la presse vidéoludique (papier et web). Assez des clichés, assez de l'absence des filles dans les rédactions. Je me rappelle, ya dix ans, il y avait une fille dans la rédac de Joypad (Karine). Sauf qu'elle se tapait tous les jeux ciblés enfants ou filles ... Anecdote personnelle, quand je bossais chez Tom's Games (RIP), nous étions une majorité de filles dans l'équipe (3 filles contre 2 mecs et le redac chef), et pendant une certaine période, nous étions deux filles pour tenir le site, ce qui était plutôt plaisant. Hélas, une fois la rentrée venue, nous sommes toutes reparties à nos études ... Je parlerai sûrement de cette expérience dans un autre billet.

En attendant, profitez de cet extraordinaire podcast.

19/02/2009

Loup : "Continuer de voir les jeux vidéo comme un rêve"

peaaach.JPGAu menu de l'interview cette semaine, Loup, alias Alex le serveur (ALS). Sa particularité? Il travaille pour un célèbre site d'information et de tests sur les jeux vidéo. Autrement dit, il teste les jeux vidéo. Le rêve de bien des gamers ...


En quoi te définis-tu comme geek ?

Je ne me reconnais pas spécialement dans le terme de "geek", peut-être tout simplement parce que je n'estime pas avoir les connaissances pointues en informatique que tout vrai geek devrait avoir. Mais j'ai entendu un jour une définition qui me plaisait beaucoup : "si tu sais ce que geek veut dire, alors tu en es un." J'imagine donc que quelque part, je dois être un geek qui n'assume peut-être pas ! C'est vrai que le jeu vidéo occupe une place importante de mes loisirs, mais sûrement grâce au fait de travailler dans le milieu, je pense avoir un regard plus détaché.

Comment tu es entré dans la presse spécialisée ? C'était une envie qui date d'il y a longtemps ou un hasard de la vie ?

Quand j'étais tout petit, je voulais être "créateur de jeux vidéo". Disons que ce n'était pas vraiment ce dont rêvaient mes parents et, en grandissant, il a bien fallu que je comprenne que derrière les jeux, il n'y avait pas une seule personne mais bel et bien une véritable équipe. J'ai donc eu des rêves plus réalistes et j'ai fait des études littéraires, mais je rêvais toujours de travailler "là-dedans", comme un enfant. C'est tout simplement en répondant à une annonce que j'ai été embauché. A vrai dire, lorsque j'ai reçu le mail de convocation, je n'y croyais pas. Lorsque je suis descendu à Paris, je n'y croyais toujours pas non plus, et il m'a fallu quelques jours avant de me rendre compte que le rêve s'était réalisé. Après, quand j'en parlais autour de moi, les gens avaient l'air de trouver ça banal. C'est peut-être là mon côté geek : continuer de voir les jeux vidéo comme un rêve.

En dehors de ton boulot, tu joues à quoi en ce moment ?

En ce moment précis, je joue aux deux épisodes de Viva Piñata sortis sur la 360. Il y a aussi Chrono Trigger qui me fait de l'oeil, mais que je n'ai pas encore acheté. Et j'ai toujours ma DS à portée de main pour pouvoir monter un ou deux Pokémon au niveau 100. Sinon, quand je suis sur mon PC, il y a de fortes chances pour que je joue aux Sims 2 ou à Sim City 4. Et j'organise assez régulièrement des soirées SingStar ou Buzz, car l'une des choses que je préfère dans les jeux vidéo, c'est qu'on peut y jouer à plusieurs.

Ton premier souvenir vidéoludique, c'est quoi ?

Mon tout premier souvenir vidéoludique, c'était le jeu Tortues Ninja sur NES. J'y jouais chez un ami qui avait cette console. Mais le premier vrai souvenir marquant, c'est Super Mario World. J'avais eu la Super Nintendo avec le Super Nintendo Scope, une espèce de bazooka qui ferait pâlir de honte le flingue de la Wii. Et une quinzaine de jours après avoir eu la console pour Noël, j'ai eu Mario pour mon anniversaire. C'était une véritable découverte, une grande aventure pour le petit garçon que j'étais à l'époque. Il m'aura quand même fallu plus d'un an avant d'arriver à battre le boss de fin !

Et ton meilleur moment, celui qui te marque pour longtemps ?

Après Super Mario World, je dirais qu'il y a eu trois temps forts dans mon parcours de gamer : Secret of Mana, Super Mario 64 et Banjo-Kazooie que je range ensemble, et enfin Final Fantasy VII. Tous les trois ont comme point commun de faire vivre une grande aventure au joueur. C'est cette impression de gigantisme qui m'a tout de suite plu. Je me souviens par exemple du moment où j'ai quitté Midgar dans Final Fantasy VII, alors que je trouvais la ville immense. Et là, ce n'était qu'un tout petit morceau du monde. Aujourd'hui, ces jeux n'ont plus le même impact sur les joueurs, surtout Secret of Mana, que je refais en ce moment et qui a terriblement vieilli (et qui, surtout, a été traduit avec les pieds, chose dont je ne m'étais pas aperçu à l'époque). Je suis peut-être un vieux con moi aussi, mais je trouve que les jeux d'aujourd'hui ne parviennent plus à donner cette impression d'immensité, cette envie de parcourir le monde. A tout hasard, je prendrais Final Fantasy XII comme exemple : les développeurs ont clairement voulu bâtir un monde entier, mais pas une seule fois je me suis senti comme un véritable explorateur. En fait, je trouve que les jeux d'aujourd'hui manquent souvent de "sublime", au sens littéraire du terme.

Ta plus grande déception de gamer ?

Ah, très difficile à dire. Je suis souvent très enthousiaste, même si par déformation professionnelle, je me focalise dès les premières secondes sur les défauts des jeux. Mais cela ne m'empêche absolument pas de les apprécier à leur juste valeur. Disons que pour éviter d'être déçu, j'évite de placer trop d'espoir dans tel ou tel titre. Maintenant, c'est vrai que Final Fantasy XII, pour y revenir... Ce n'est pas un échec, mais il n'a pas la grandeur d'âme de ses aînés, c'est plutôt une très jolie coquille un peu vide. Globalement, je suis plutôt déçu par le fait que des titres merveilleux comme Okami ou innovants comme Banjo-Kazooie : Nuts and Bolts n'aient pas eu plus de succès, tandis que les éternelles suites et les jeux de sport déplacent toujours autant les foules.

Comment est ce que tu perçois l'évolution de la (contre)culture geek, et notamment l'ouverture au grand public ?

Je pense que la culture geek, comme toutes les cultures ou les communautés de nos jours, est un peu en train de se perdre. En fait, se réclamer à corps et à cris d'une culture ou d'une communauté est le meilleur moyen de lui faire perdre son identité, et c'est ce qui se passe aujourd'hui, au moment où les gens veulent être ceci ou cela, et se mettent à faire des choses dans ce sens-là "parce que c'est comme ça que ça doit se faire". C'est un peu dommage. Pour moi, c'est la communauté qui te choisit, et pas l'inverse : en faire partie ne doit demander aucun effort. Aujourd'hui, quelqu'un qui a les trois consoles de salon actuelles, un PC à 2000 € et un Ipod peut se réclamer geek, simplement par posture. Alors que ce n'est pas l'équipement qui compte, mais plutôt la façon dont on le conçoit. Pas besoin d'une tonne de gadgets pour être un geek. On l'est, ou on ne l'est pas. Je préférais donc quand être geek était quelque chose de plus élitiste. Cela dit, c'est l'avis de quelqu'un qui ne se sent pas geek...

Parle-nous un peu de ton travail. Etre testeur, concrètement, ca se passe comment ?

Alors concrètement, être testeur, ça veut déjà dire n'avoir aucune reconnaissance sociale. La plupart des gens, pour ne pas dire tous, considèrent que nous sommes "payés pour jouer". Ce n'est pas entièrement faux, mais c'est très réducteur et franchement désagréable à entendre. Le testeur joue aux jeux, mais il effectue également un travail de journaliste et rédige donc des articles (tests ou news). Sans compter que comme tous les journalistes, il vit avec une petite horloge au-dessus de la tête. Pour la presse écrite, il faut tout rendre avant le bouclage. En ce qui concerne les sites Internet, il faut être réactif, rapide et efficace. Un peu comme si c'était le bouclage tous les jours. Heureusement, les éditeurs envoient généralement des copies du jeu avant sa sortie officielle, mais ce n'est pas toujours évident d'être dans les temps. C'est un travail très agréable, mais ça reste un travail : beaucoup de jeunes s'imaginent qu'il suffit de savoir jouer, ou encore que l'on s'amuse tous les jours. Ce n'est pas vraiment le cas, et comme pour tous les autres emplois, on s'amuse davantage avec ses collègues qu'avec son travail.

Une petite anecdote pour finir ?

Je n'ai pas vraiment d'anecdote précise, mais j'adore la façon dont les joueurs s'approprient les aventures des personnages dans les jeux vidéo. Il n'y a d'ailleurs qu'avec le jeu que l'on peut se le permettre. Personne ne revient du cinéma en disant "Et à ce moment-là, j'ai failli me faire dévorer par une araignée géante en haut d'une montagne." Par contre, on entend souvent les joueurs dire "Et à ce moment-là, je lui ai envoyé une boule de feu en pleine face, et je ne l'ai plus jamais revu." Ca donne des dialogues assez amusants, quand on y pense, pour peu que l'on se mette dans la peau de quelqu'un-qui-ne-joue-pas. Je me souviens des discussions interminables au restaurant avec des amis sur nos familles de Sims. Les gens vous regardent bizarrement quand vous dites "J'ai envoyé mon aîné à l'université, mais le deuxième, je l'ai noyé, il était trop moche."

14/02/2009

Nouveau reportage sur Facebook : France 5 mieux que France 2 ?

facebook.jpg

Après le très critiqué reportage d'Envoyé Spécial sur Facebook (séance de rattrapage ici), c'est au tour de Médias le magazine (tous les samedi midi sur France 5) de traiter du plus célèbre réseau social en France. Retrouve-t-on les mêmes poncifs et autres approximations que sur France 2 ?

Le reportage débute à la 24e minute.

24' : Ca commence mal. Même très mal. En quelques secondes, nous retrouvons les grands clichés sur Facebook : votre vie privée n'est pas protégée, vous pouvez vous faire larguer à cause d'une photo, voir même licencier ! Même leitmotiv que dans Envoyé Spécial : sur Facebook, tout est public, tout le monde est au courant de tout, et cela peut se retourner contre vous. Une fois de plus, on se demande à ce moment du reportage, si les journalistes sont au courant des options de confidentialité.

D'ailleurs, c'est quoi les options de confidentialité ?

Sur Facebook, il suffit de cliquer sur Paramètres, puis de sélectionner Confidentialité (cliquez pour agrandir)

09-02-14 23 06 21.jpg
 
A partir de là, vous pouvez décider qui aura accès aux informations vous concernant (informations générales, photos, emploi, cursus universitaire, statut amoureux, etc etc) : tout le monde, les amis de vos amis, uniquement vos amis, ou bien les personnes de votre choix.
09-02-14 23 06 56.jpg
09-02-14 23 08 24.jpg
Ainsi, en paramétrant finement votre compte, vous pouvez éviter que vos photos de beuveries soit accessibles à n'importe qui. Et même si vous avez votre chef dans votre liste d'amis, vous pouvez faire en sorte qu'il ne puisse pas accéder à des données "sensibles".
Vous pouvez protéger encore plus vos données avec l'option Recherche. Elle va définir ce sur quoi va tomber la personne qui tapera votre nom sur le moteur de recherche du site : votre photo, vos amis, vos pages préférées ... ou juste votre nom, et de quoi entrer en contact avec vous si vous le souhaitez.
09-02-14 23 09 52.jpg
Facebook n'est donc pas une foire au grand n'importe quoi ouverte à tous vents si on sait correctement s'en servir. Un bon paramétrage (on préferera ouvrir ses données uniquement à sa liste d'amis), un peu de jugeotte (on évite de dire qu'on a fait semblant d'être malade pour ne pas aller au travail si on a des collègues dans ses contacts), et on évite largement les problèmes exposés dans le reportage.

 

Reprenons.

26' : Cas classique du reportage sur Facebook : j'ai été largué à cause d'une photo compromettante. Une photo de Monsieur ou Madame en charmante compagnie, et l'autre se fait la malle. Nous rappelerons ici que :  1) il est possible de se démarquer des photos où on apparaît, , 2) ce genre d'histoire est toujours arrivé, le coup du "j'ai vu ton (ta) chéri(e) avec un(e) autre" étant remplacé par une photo ou un message explicite sur sa page personnelle, 3) on évite de chouiner parce qu'on a été largué alors qu'on fricotait ailleurs, c'est la moindre des choses.

27' : Enfin on évoque les options de confidentialité ! Ce que le reportage d'Envoyé Spécial ignorait royalement.

28' : Autre cas classique : "j'ai été licencié à cause de Facebook" et autre "attention le patron et la DRH lit ce que je mets en ligne". On nous ressort la même histoire écoulé de cet Américain ayant prétexté une urgence familiale pour ne pas aller bosser. Manque de bol, une photo de lui en train de faire la bringue est mise sur Facebook, et il est joyeusement dénoncé par un de ses collègues. Ah oui, il était stagiaire, pas employé, contrairement à ce qu'affirme Envoyé Spécial et Médias. Tous les détails sur cette histoire bientôt lue à tous les enfants à l'heure du coucher se trouvent ici.

29' : Alors qu'on allait se retrouver devant un Envoyé Spécial bis (les jeunes filles en fleur en moins), soudain, la lumière fut. Dominique Cardon, sociologue des médias, explique fort bien que le phénomène Internet en général, et Facebook en particulier, fait peur aux anciens médias car il est nouveau. Et comme à chaque nouvelle révolution des médias, il est de bon ton de diaboliser le nouveau venu. Merci M Cardon.

Bref, un reportage qui finit bien mieux qu'il ne commence, mais qui n'est pas encore la panacée.

Quant aux flippés de la confidentialité, nous leur conseillerons de googler leur nom pour voir ce qui en ressort et faire le nécessaire. Sans oublier qu'aujourd'hui, dans certains milieux professionnels, ne pas être référencé sur le web peut être vu comme une tare ...

12/02/2009

La Geekette passe à la casserole : interview

Après être passé à la casserole de la Geekette, Jyelka le vieux geek barbu a décidé de faire frire la Geekette au petit jeu de l’interview.

 

Snapshot_20090212_27.jpgD’abord, pourrais tu te présenter un peu ?

Chloé, connu aussi sous le nom d'Eolia sur le net, de Klo dans la vie, de la Geekette aussi. 23 ans. Etudiante en journalisme. Et rédactrice de ce blog !

Pour toi qu’est ce qu’être geek ?

Question difficile ! Être geek, ça regroupe tellement de choses. ca peut être les fans hardcore de Starwars, les accros aux jeux de rôle sur plateau, ceux qui font des jeux de rôle IRL aussi, ça peut être aussi les passionnés de science fiction, les gros joueurs de jeux vidéo, les fous de nouvelles technologies, ceux qui sont capables de coder comme des cadors. C'est très large. Mais je dirai que c'est quelqu'un de passionné dans un domaine qui n'est pas forcément reconnu  comme intéressant (ou légitime, comme dirait notre ami Bourdieu) par le reste de la société

Comment est ce que se manifeste le coté geek chez toi?

Mon côté geek est apparu vers 5 ans, quand ma soeur s'est acheté une Master System. J'ai vite été fascinée par cette machine. Pour mon anniversaire, ma mère m'a offert mon tout premier jeu ... C'est par les jeux que je suis devenue geek. Mais attention, je ne l'ai pas vécu de la même manière que d'autres geeks de la même époque. Jusqu'à mon entrée au collège, je ne lisais pas de revues spécialisées. J'ignorais l'existence de certains jeux. J'avais des jeux sans vraiment savoir ce qu'ils valaient (mais j'avais beaucoup de chance car je n'ai eu que de la qualité !). Je ne sais plus combien de jeux j'ai pu avoir sur Master System, mais mes parents ne voulaient pas m'acheter de Super Nintendo, donc j'y jouais chez des copains/copines. A 10 ans, j'ai économisé pour m'offrir la console, mais elle a peu servi, vu qu'un peu plus d'un an plus tard, mon père m'offrait une Playstation. Car entre temps, la Playstation était devenue à la mode ! C'est au collège que j'ai été la plus "atteinte", je passais mes journées à jouer. Idem au lycée, où je suis passée à la PS2 avec mes économies (qui m'ont permis de m'acheter une grande télé que j'ai toujours, pour jouer confortablement). Mais la grosse rupture est arrivée en terminale, en 2003, quand je me suis achetée mon premier ordinateur. Connexion internet. Le début de la fin ! Depuis je suis tout le temps connectée. J'ai d'ailleurs un peu délaissé le jeu au profit du net et de toutes ces possibilités.

Tu parles du net et de toutes ses possibilités, quelles sont-elles?

La possibilité de s'exprimer via les blogs, de mettre en ligne du son et de l'image, de partager du travail avec les outils Google (on est très friands de Google Docs à l'ESJ !), d'être en connexion quasi constante avec les autres, que ça soit via MSN ou Facebook, ou plus récemment Twitter (même si je ne vois pas encore pleinement l'intérêt, mais ça viendra !)

A quoi joues-tu en ce moment?

En ce moment, je suis en période de repli ... Vu que je n'ai pas les moyens (ni l'envie) d'investir dans une console next gen et la télé HD qui va avec, je me tourne vers des anciens jeux que je n'ai pas eu l'occasion de faire par le passé. Par exemple, là je joue à Suikoden, un RPG de 1996. J'ai sous le coude Final Fantasy 6, que j'avais fait en version PS1, et je prévois de m'acheter Chrono Trigger. Plus récemment, j'ai acquis Persona 3, un RPG sur PS2 qui est vraiment super, mais réclame beaucoup de temps, que je n'ai pas forcément

Sur quels sites surfes-tu? Que regardes tu? Et que lis-tu qui soit geek actuellement?

Pour les sites, en ce qui concerne les "geekeries", Gamekult, FFWorld, Vie de Merde, les blogs d'amis ... Mais je lis aussi beaucoup les sites d'actu, ça c'est mon côté journaliste ... Et je bloggue ! Par contre je n'ai pas de lecture geek, ça ne m'a jamais attiré.

Est ce qu'être geek (te) coûte cher ?

Non. Ca me coûte ma connexion internet. Après, pour les jeux, j'achète de moins en moins en neuf, je privilégie l'occasion. Et surtout, je n'achète pas tout ce que je veux, sinon on ne s'en sort pas ... J'essaye de me fixer une règle, "pas de nouveau jeu tant que je n'ai pas fini les autres", mais ça n'est pas toujours facile. Mais dernièrement, j'achète rarement plus de 2-3 jeux par an.

Comment ton entourage vit ton coté geek?

Quand je vivais chez mes parents et que j'étais ado, c'était problématique car ça les énervait de me voir passer mes journées devant mon écran, et mes nuits sur le net. Mais je me contrôlais, par exemple je ne jouais jamais après le dîner. Depuis que je vis seule, je ne rends de comptes u'à moi même ! Après, ça amuse mes amis de voir que je suis une petite geekette. C'est pas toujours courant une fille qui s'intéresse à ça.

Depuis quand dirais tu que tu es geek?

Je dirai depuis le collège, quand j'ai commencé à lire des revues spécialisées, à m'abonner à certaines (Joypad), à rêver de travailler dans le milieu, et de ne jouer quasi exclusivement qu'au RPG pour le dépaysement qu'ils apportent.

En quoi les rpg sont-ils dépaysant?

Un RPG, c'est pour moi un livre interactif. Il te plonge dans un univers travaillé, avec des personnages riches, pour te faire vivre une grande histoire dont tu es le héros, en quelque sorte. Tout comme un bon livre te transporte dans son univers, le bon RPG te transporte dans son monde.

Quel est ton premier souvenir geek?

Moi face à la Master System de ma soeur, devant un jeu de moto, incapable de comprendre comment faire avancer la moto, J'ai du attendre que ma soeur rentre du collège pour qu'elle m'explique. Ensuite je m'amusais à faire rentrer la moto en collision contre un arbre ou des panneaux publicitaires car ça faisait une jolie explosion.

Quel a été un de tes grands moments en tant que geek ?

Final Fantasy VII, assurément. Ce jeu aura marqué ma vie de joueuse. Il y a un avant et un après. C'est grâce à lui que j'ai découvert les jeux de rôle japonais, inconnus alors sur le marché français. Je me rappelle que j'appelais régulièrement la Fnac de Dijon, où j'habitais à l'époque, pour savoir s'ils avaient reçu le jeu (je n'avais pas la date de sortie exacte). Je me souviens de mon excitation quand j'ai eu le jeu entre les mains pour la première fois. L'attaque de la centrale, la scène du train, les souvenirs de Tifa, Aérith ... J'ai passé un temps fou sur ce jeu, à m'attacher aux personnages, à m'extasier devant l'histoire, à prendre coeur aux combats, à les dessiner aussi. Je me rappelle d'un boss coriace, il m'avait fallu plusieurs jours pour le battre. Je le racontais, toute folle, à mes amies du collège, qui ne comprenaient vraiment pas comment je pouvais m'enthousiasmer pour un "pauvre jeu" ... FF7 m'a vraiment retourné. Et je me demande comment j'aurais ressenti le scénario, qui est vraiment complexe et adulte, si je l'avais fait aujourd'hui, et pas à 12 ans. Je pense que ça aurait été encore meilleur !

Quelle a été la déception en tant que geek?

Final Fantasy VIII ... Je m'attendais à un jeu à la hauteur du VII, une aventure épique, profonde, des retournements de situation, quelque chose de psychologique, une vraie épopée, et à la place, on a eu ... ça ... Un mec pseudo dépressif amoureux d'une cruche, des personnages secondaires qui ne servent à rien, et une histoire franchement pas géniale. Quelle déception ! Je sais que certains l'adorent, mais pour moi c'est comme goûter un Big Mac après un dîner 4 étoiles, c'est bon, mais c'est pas la même catégorie ...

Comment est ce que tu perçois l’évolution de la culture geek ?

Je ne suis pas Nostradamus, mais je pense qu'on va de plus en plus vers une ouverture au grand public. Regardez la Wii par exemple. Sur le net, le web 2.0 démocratise beaucoup de choses. Et j'ai peur qu'il devienne de plus en plus "cool" de se définir comme geek. Wahou, j'ai un compte Flicker, un compte Twitter, je travaille mes photos sur Picasa et j'invite mes amis à mes soirées via Facebook. En contrepartie, les geeks "canal historique" vont avoir tendance à se radicaliser, je pense. Je constate déjà ça. Repli vers le retrogaming, les productions plus difficiles d'accès, dédain envers la Wii et consort.

Une anecdote (de ta vie de) geek amusante à raconter pour finir?

Les trop nombreuses fois où je vais m'acheter un jeu dans une enseigne spécialisées, et où on me propose un paquet cadeau "pour mon copain" !

En ce moment en librairie

Quelques bonnes lectures au coin du feu, une pipe à la main :

09-02-12 19 22 23.jpgHors-série Technikart "60 millions de geeks". On aurait pu craindre le pire de la part d'un magazine "généraliste" mais l'ensemble est vraiment très plaisant. J'applaudis l'article sur les filles geeks qui sort des poncifs habituels. 4,90€

 

 

 

 

 

Berserk-Artbook-BERSERK-ARTBOOK-1_bd_type4.jpgPour les fans de l'excellent manga Berserk, sortie d'un recueil d'illustrations de Kentaru Miura chez Glénat. Attention, cet artbook est sorti en 1997 au Japon, il couvre donc toute la partie sur la Troupe du Faucon. Illustrations anciennes donc, ce qui est dommage quand on sait ce dont est capable Miura aujourd'hui. L'artbook reprend les illustrations des couvertures, des planches du manga, un "guide" sur les personnages et leurs relations, et une interview du mangaka. Un peu léger et daté, surtout pour 22€. Mais quand on est fan ...

 

Et toujours disponibles ....

09-02-12 19 35 10.jpgTroisième numéro d'Amusement, un pavé magazine qui sort des sentiers battus. Le monde du jeu vidéo et ses à côté traité de manière originale, et surtout, beaucoup, mais alors beaucoup de lecture. Allez voir le site pour vous faire une idée. 5€.

 

 

 

 

 

09-02-12 19 42 50.jpgJe n'ai pas encore pu mettre la main sur la bête, mais les échos sont suffisamment flatteurs pour que j'en parle ici. Les cahiers du jeu vidéo ne sont pas un magazine, mais un mook (magazine+book). 172 pages sur le thème de la guerre dans le jeux vidéo, traité de manière intelligente. "De Spacewar à Call of Duty 4, la guerre est omniprésente dans les jeux vidéo, elle en est peut-être l’essence-même. Beat'em allshoot'em upfirst person shooters…, tous ces genres suggèrent le conflit. Ce premier numéro enquête sur la façon dont les wargames ont réussi à imprégner la game culture, l’évolution dans le temps de la figure du mercenaire et les différentes facettes de l’ennemi. Curieux, il n'oublie pas également d'explorer, entre autres, les first person shooters sur la seconde guerre mondiale, les jeux "pacifistes" japonais et les essais réalisés au moyen-orient traitant du conflit israélo-palestinien… Le but ? Saisir l'évolution esthétique, historique, idéologique des jeux de guerre et comprendre pourquoi ceux-ci rassemblent autant qu'ils divisent joueurs et créateurs issus de culture différente." La suite et le sommaire ici. Attention, ce mook n'est pas disponible en kiosque, et encore moins à la Fnac/Virgin. On peut le trouver dans quelques magasins spécialisés (liste ici), ou commander le mook (14€), ainsi que les autres publications de Pix'N Love Edition sur leur site.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu