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13/07/2009

Office 2010 veut concurrencer Google Docs

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Pour qui en doutait encore, la guerre entre Microsoft et Google est bel et bien déclarée. Après l'annonce la semaine dernière du développement de Chrome OS, OS gratuit développé pour les notebooks, (on passera sur Chrome vs Internet Explorer, ou Bing vs Google), c'est au tour de Microsoft de dégainer sa nouvelle cartouche contre le géant d'Internet. Et le coup est assez spectaculaire. La firme de Redmond a en effet décidé de développer une version light d'Office 2010, disponible gratuitement sur le net, et permettant le partage et le travail en temps réel sur un même document entre plusieurs utilisateurs. Bref, tout pareil que chez Google Docs.

Une véritable révolution copernicienne pour Microsoft, qui abandonne (en partie seulement) sa formule jusque là gagnante : faire payer des fortunes les licences d'utilisation de sa suite bureautique phare, Office, qui n'avait pas de réelle concurrence dans le grand public. Il fallait payer de 150 à 700€ pour avoir le droit d'utiliser Word, Excel ou Power Point.

Un business plan sérieusement écorné par l'arrivée de Google Docs. Cette suite logicielle, qui intègre un traitement de texte, un tableur, et un PowerPoint-like, est entièrement gratuite. Elle ne nécessite aucun téléchargement ou installation sur l'ordinateur : les documents sont stockés sur des serveurs externes. Ainsi, on peut accéder à ses documents depuis n'importe quel ordinateur, de n'importe où dans le monde. Aucun fichier n'est stocké sur l'ordinateur personnel. Cela s'appelle le cloud computing. La nécessité d'avoir un accès Internet a même disparu, avec le développement d'un plug-in permettant d'accèder à Google docs offline (à installer en deux clics grâce à Google Labs, dans la version anglais de Gmail). Enfin, plusieurs collaborateurs peuvent travailler en temps réel sur un même document. Il faut cependant garder en tête que, par exemple, le traitement de texte de GDocs est beaucoup plus basique que celui de Word. Word reste un outil compliqué dont la grande majorité des utilisateurs ne sait pas utiliser tout le potentiel (mise en page, macros, etc). Google docs supprime tout cela pour se concentrer vers un logiciel de traitement de texte simple, dont tout le monde saura se servir. C'est plus pour la possibilité de travailler à plusieurs et de retrouver ses documents n'importe où que Google Docs séduit, que pour la richesse de ses logiciels.

Les entreprises ne s'y sont pas trompées. De plus en plus se tournent vers Google Docs, au lieu de payer des fortunes en licences Microsoft. Du côté étudiants aussi, Google Docs connaît un certain succès. A titre personnel, une bonne partie des étudiants de l'ESJ sont passés à ce système pour travailler en groupe, et ceux qui ont été conquis ne se voient pas repartir en arrière. Il suffit de partager le document avec son ou ses partenaires, qui le mettront à jour avec les informations qu'ils ont récoltées. Bien pratique pour écrire à deux un article pendant les vacances, quand on est à plusieurs kilomètres de distance ... même s'il y a encore des réfractaires.

Microsoft se met donc au cloud computing, avec cette version light d'Office. C'est peut-être un tournant pour le géant de l'informatique, sommé de changer sa stratégie face à une concurrence de plus en plus virulente. Mais les bonnes vieilles habitudes ne sont pas perdues, puisqu'une version pro d'Office 2010, plus complète, sera belle et bien proposée, mais .... il faudra payer pour l'utiliser.

 

Image : Office 2010 The Movie, le film promotionnel lolesque de Microsoft, avec la mort de Clippy, l'insupportable trombone des anciennes versions de Word.

01/07/2009

La chaîne Nolife lutte pour sa survie et songe à devenir payante

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La chaîne Nolife va-t-elle devenir payante, ou pire, disparaître ? C'est bien ce qu'il risque d'arriver, au regard de la mauvaise situation économique de la chaîne. Diffusée uniquement sur l'ADSL, Nolife n'a pas pu attirer les annonceurs publicitaires jusqu'à elle, ces derniers n'investissant pas sur les bouquets ADSL. Pour inverser la tendance, il faudrait que la chaîne arrive sur le câble et le satellite. Or, malgré de nombreuses tentatives en ce sens, les demandes de Nolife ont toutes été rejetées.

Aujourd'hui, Sébastien Ruchet, président de la chaîne (et également connu pour son rôle de Red Fromage dans la série France Five), a expliqué la situation aux téléspectateurs de Nolife dans un message vidéo.

Pour Nolife, plusieurs directions sont possibles : passer en payant sur l'ADSL (3 à 5€/mois), mettre les émissions en accès payant sur le site de la chaîne, et mettre en place un système de membres premium pour le forum du même site. Un sondage a été mis en ligne pour permettre aux internautes de voter (seraient-ils prêts à payer, et si oui, combien seront-ils ?), tandis qu'un dialogue s'est mis en place sur le forum de la chaine entre téléspectateurs et équipe.

Depuis ses débuts en 2007, Nolife, chaîne spécialisée dans la culture geek et otaku (jeux vidéo, culture japonaise, musique, mais aussi des séries comme Nerdz) a eu du mal à se financer. L'année dernière, l'éditeur Ankama (Dofus, Wakfu) a sauvé in extremis la boîte de la faillite en entrant dans son capital. Hélas, cela n'a pas été suffisant.

03/06/2009

E3 2009 : premier avis tout à fait subjectif

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L'E3, le grand salon international du jeu vidéo, a ouvert hier ses portes à Los Angeles. Au programme trois jours de présentations des jeux qui feront la une (ou pas) dans les mois ou les années à venir. Au bout de cette première journée, quelques annonces se dégagent déjà. Sélection tout à fait arbitraire et totalement subjective (pour avoir une vue plus complète de l'évènement, voir les liens en fin d'article).

Les premières heures du salon ont été rythmées par les conférences des trois constructeurs consoles : Microsoft, Nintendo et Sony. Un exercice difficile, et souvent casse-gueule. Microsoft a frappé un grand coup avec une conférence très maîtrisée, beaucoup de grosses annonces (Splinter Cell Onviction, Left 4 Dead 2 ...), mais surtout deux gros coups pour Sony : la présentation de la version Xbox 360 de Final Fantasy XIII (qui, rappelons-le, ne sera exclusif à la PS3 qu'au Japon), et annonce du développement d'un Metal Gear Solid sur 360. Sony voit une de ses plus grosses licences (MGS4 est exclusif à la PS3, les anciens volets ont été portés sur Xbox première du nom mais avec plusieurs mois de décalage) lui filer sous le nez ... temporairement. Hideo Kojima, le créateur de la série présent pour l'occasion, n'a jamais parlé d'épisode exclusif à la Xbox 360 ...

Un compte rendu exhaustif de la conférence ? C'est ici.

Vous préférez de la vidéo ? C'est par là.

Deuxième à entrer sur l'arène : Nintendo. On peut dire sans crainte que la conférence a déçu. Certes, on n'en est pas au moins de la conférence calamiteuse de l'année dernière, mais le divorce entre Nintendo et les gamers se profile un peu plus. Quelques jeux gamers ont été dévoilés (Metroid : Other M, avec la Team Ninja aux commandes), mais l'on n'a pas échappé aux nouvelles versions de Wii Fit et Wii Sport, les poules aux oeufs d'or de Big N. Des nouveaux Mario sont aussi prévus. Bonne nouvelle ? A voir. Super Mario Galaxy 2 semble plus faire add on que réel nouvel épisode. Quant à New Super Mario Bros Wii, il ressemble beaucoup techniquement à la version ... DS. Nintendo semble miser une fois de plus sur les casual gamers, et se reposer sur ses lauriers. Notons l'absence de Shigeru Miyamoto, qui a probablement retenu la leçon de Wii Music l'an passé.

Un compte rendu exhaustif de la conférence ? C'est ici

Vous préférez la vidéo ? C'est par là

Dernier participant : Sony. Après la belle démonstation de force de Microsoft, Sony devait se montrer à la hauteur. Et il l'a fait. La PSP Go a été officiellement présentée, en dépit de la grosse fuite quelques jours avant l'E3. Design revu, disparition des disques UMD remplacés par une mémoire de 16 Go, dématérialisation des contenus, pour 250€ à partir du 1er octobre. Coté jeux, trois softs ont retenu mon attention. Et quels softs ! Tout d'abord, un nouveau trailer de FF13 a été dévoilé. Alors que les anciens trailers n'avaient pas vraiment enthousiasmés les foules (euphémisme), cette nouvelle vidéo a le bon goût de présenter de nouveaux personnages, des lieux inédits, le tout avec un montage dynamique. Bref, l'espoir renaît peu à peu. Pour ce qui est de la date de sortie, nous avons eu droit à un vague "printemps 2010" pour les Etats-Unis. Quant à l'Europe ...

 

La plus grosse surprise de la conférence Sony était sans aucune mesure la présentation de Final Fantasy XIV. Oui, vous avez bien lu ! Le XIII n'est même pas encore achevé que l'opus suivant est sur les starting blocks pour 2010. L'explication ? FFXIV sera un MMORPG, sur le modèle de FFXI. Il sera disponible sur PS3 et PC, et présente un univers assez semblable à celui de FFXI. Le trailer est alléchant ...

Enfin, mon coup de coeur : The last guardian, aussi connu sous le nom de Project Trico. Le nouveau jeu de Fumito Ueda (ICO, Shadow of the Colossus) s'annonce tout simplement grandiose. Le trailer, poétique et émouvant à souhait, nous montre un petit garçon et une étrange créature géante, mix improbable entre un griffon, un chien et une souris, dans un temple millénaire. Ils devront coopérer pour en sortir ... Un concept qui rappelle furieusement ICO. Si le jeu tient ses promesses, il sera probablement un des plus grands titres de la next gen. Admirez.

Enfin, dernière nouvelle et non des moindres, la sortie du mythique Final Fantasy VII sur le Playstation Network. Pour 10$ (prix encore inconnu pour la France), vous pourrez télécharger dès samedi le RPG qui aura marqué toute une génération de joueurs. Une excellente nouvelle pour tout ceux qui n'ont pas pu y jouer à l'époque, ou qui ont revendu/perdu leur jeu. Ce trailer donne furieusement envie de s'y remettre.

Compte rendu exhaustif de la conférence Sony

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En ce moment même, les éditeurs dévoilent plus en profondeur leurs jeux aux journalistes sur place, voire les laissent jouer. Si vous souhaitez suivre cet E3, je vous conseille les deux meilleurs sites de jeux vidéo français, Gamekult et Gameblog.

Page de Gamekult spécial E3

Page de Gameblog spécial E3

Les deux sites proposent des (excellentes) émissions quotidiennes que je vous presse d'aller voir.

Du côté Gamekult

Du côté Gameblog

 

Photo : Conférence Microsoft. Crédits : Tanzen80, licence Creative Commons.

30/05/2009

Facebook : bien, pas bien ?

Amusement aujourd'hui en parcourant liberation.fr.

D'un côté, un article de Libé Rennes : la préfecture du Finistère lance un appel aux parents, car une cuite géante est en préparation via Facebook -> Ouh Facebook c'est mal, les jeunes s'y rassemblent pour organiser des rendez-vous de débauche, Internet nous tuera tous.

De l'autre, une dépêche émouvante : une mère anglaise retrouve son fils enlevé par son ex-mari il y a 27 ans, grâce à Facebook -> Facebook est un instrument merveilleux permettant aux mères de retrouver ses petits. Amen.

14:42 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (7)

29/05/2009

La politique 2.0 à la française, révolution ou gadget ?

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Nathalie Kosciusko-Morizet est très active sur les réseaux sociaux (ici, Twitter)


Les réseaux sociaux sur internet, de type Facebook, semblent séduire les hommes politiques depuis quelques mois. La raison ? Barack Obama, et sa campagne web 2.0 très élaborée.  Mais aussi séduisante qu'elle puisse paraître, la politique 2.0 n'est pas adaptée à la culture politique française, rétive aux nouvelles technologies. (Article réalisé en mars dernier pour l'ESJ. Chiffres mis à jour)

« Laurent se détend devant Dr No », « Benoît enrage de ne pas avoir croisé la route d'ACDC hier soir ». Deux jeunes qui mettent à jour leurs statuts Facebook ? Pas tout à fait. Derrière Laurent et Benoît se cachent Laurent Wauquiez, secrétaire d'état à l'emploi, et Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. Les politiques français se mettraient-ils au web ? « Facebook permet aux politiques de se créer une image jeune et branchée » explique Thierry Crouzet, auteur du Cinquième pouvoir, qui analyse comment Internet a changé la manière de faire de la politique.

Faut-il rappeler l'incroyable histoire de Facebook, site créé par des étudiants d'Harvard en 2004 pour communiquer entre eux et qui connecte depuis plus de 100 millions de personnes à travers le monde ? Après avoir séduit les étudiants et les jeunes adultes, le site commence à intéresser les politiques de tous bords. Nathalie Kosciusko Morizet, en charge de l'économie numérique au gouvernement, poste régulièrement des photos de ses déplacements officiels sur sa page. Ses amis y sont même invités à voter pour son meilleur portrait manga, réalisé par des dessinateurs japonais lors de son déplacement à Tokyo. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Le président ne dispose pas de profil personnel, mais d'une page de supporters supervisée par Vincent Ducrey, en charge à 31 ans des intérêts du chef de l'état sur ce réseau. « Facebook est un formidable outil de socialisation, de mobilisation et d'information. Il n'y a pas mieux pour un homme politique » confiait-il au Figaro il y a un mois. Pas question cependant d'y mettre n'importe quoi. Vincent Ducrey veille à ce que la page reste « propre », sans insultes vis-à-vis du président.

Révolution 2.0 au Modem ?

L'explication de cet intérêt soudain pour le web ? Barack Obama. Le président américain a prouvé qu'on pouvait remporter une élection en mobilisant les outils Internet. Son équipe de campagne a mis au point un site de socialisation de type Facebook (my.barackobama.com) pour permettre aux militants de communiquer entre eux. Site créé par Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook... Informations de campagne (meetings, spots télévisés), mais surtout organisation d'équipes militantes regroupées par zones géographiques ou thèmes de campagne étaient au cœur du site. Les militants y retrouvaient des kits de campagne comprenant affiches, programmes, et listes de numéros pour faire du démarchage téléphonique. Ils n'étaient toutefois pas libres de faire n'importe quoi. Deux mille sept cents salariés et cinq milles bénévoles étaient chargés d'encadrer cette véritable armée de militants, avec le succès que l'on connaît.


De quoi aiguiser l'appétit des politiques français pour les prochaines échéances électorales. L'UMP a mandaté le cabinet Isobar pour créer un site similaire en vue des élections de 2012. Le Modem lui a déjà mis en place ses propres réseaux sociaux. Dévoilés la semaine dernière lors d'une conférence de presse à Paris, les sites Lesdémocrates.fr et forumdémocrate.fr présentent de fortes ressemblances avec my.barackobama.com. Le forum démocrate est un outil à destination d'une communauté d'adhérents, qui va trouver tous les outils nécessaires à son action de militant : son agenda, des infos sur l'unité locale à laquelle il appartient, la possibilité de communiquer avec les autres adhérents, etc. Quant aux démocrates.fr, c'est un simili Facebook où les internautes peuvent créer leur blog. « En une semaine, cinq cents profils ont été crées, et deux cents blogs mis en ligne », explique Nicolas Voisin, le responsable du site.


Révolution 2.0 au Modem ? « Un média social est fait pour changer la philosophie de la communication politique habituelle. Elle vise à projeter des messages descendants, depuis une autorité, jusqu'à des personnes intéressées. Le média social, c'est le contraire, on développe un réseau, une communauté, qui vient chercher des infos, des analyses, échanger avec d'autres, et apporter des idées », a souligné François Bayrou lors de la conférence. Une réflexion qui rappelle celle de Thierry Crouzet, qui a conseillé Bayrou en 2007 sur les stratégies web. « C'est une manière de faire exploser la structure pyramidale qui prévalait jusqu'alors entre les hommes politiques et les électeurs. Un personnage très connu peut ainsi devenir individuellement « ami » avec des milliers d'inconnus et mobiliser de nouveaux soutiens. C'est l'outil de buzz idéal. Mais s'ils oublient l'idée de pair à pair, elle risque vite de leur revenir dans la figure. Si un politicien peut informer son réseau, les membres du réseau peuvent informer le politicien, ils peuvent même exercer de terribles pressions sur lui. »

Une France prête techniquement, mais pas culturellement

Malgré quelques timides efforts, les politiques français sont encore clairement à la traîne. 6 308 085 supporters pour Barack Obama sur Facebook. 111 763 pour Nicolas Sarkozy, juste devant le gouverneur de Californie Arnold Schwarzeneger (68 126) mais loin derrière Sylvio Berlusconi (130 144). Et que dire face au score de Leonardo Farkas, milliardaire de 40 ans candidat aux élections présidentielles de 2010 au Chili, qui a rassemblé 310 855 supporters, ce qui fait de lui le cinquième homme politique le plus populaire sur Facebook ? La France est prête techniquement à la révolution web (34 millions d'internautes en décembre 2008, un foyer sur deux connecté à Internet), mais pas culturellement. « Les militants ne comprennent pas le web. Ils sont uniquement motivés par la possibilité de monter dans l'échelle du parti et d'y faire carrière. Les jeunes ont compris les enjeux, mais ils ne peuvent pas se faire entendre. Les partis sont sclérosés, et les pratiques sont anciennes, comme aller sur le marché, alors que des études ont prouvé que c'était inefficace ! », assène Fabrice Epelboin, responsable du site Read Write Web France, et consultant en stratégie web pour les entreprises. « C'est la même chose pour les partis. Les dirigeants, en place depuis vingt ans, ne comprennent pas eux non plus le web. Pour la plupart, ça reste du gadget. » Alors qu'il était mis à jour quasi quotidiennement lors de la campagne pour l'élection du premier secrétaire du Parti Socialiste, le profil Twitter (autre outil de socialisation) de Benoît Hamon a vu son rythme de publication bien ralenti ... avant de reprendre à l'approche des européennes. La politique 2.0 à la française est encore au stade embryonnaire.

Chloé Woitier et Roxane Pour Sadjadi

 
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