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03/03/2010

Making of webdocu (1) : Préparatifs

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Un webdocu sur le retrogaming, quelle drôle d'idée ! C'est pourtant mon projet de fin d'études à l'ESJ, accompagnée de deux autres camarades journalistes, Isabelle et Emmanuelle.

Le retrogaming, en deux mots : jouer à des jeux et consoles anciennes, grosso modo des années 70 à 90.

Un projet qui prend beaucoup de temps, en préparatif, reportage, et montage. Une expérience que j'ai décidé de partager sur ce blog, sous la forme d'un making of en plusieurs parties, au fur et à mesure de l'avancée de la chose. A l'heure où j'écris, nous avons déjà réalisé trois reportages (en deux jours !), un petit retour en arrière s'impose.

 

*****

 

Janvier, level 1 : Brainstorming

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A peine notre enquête bouclée, nous devons trouver un sujet pour un webdocumentaire. Deadline : fin mars pour le montage des séquences, réalisation du site flash par un technicien du monde.fr en avril, mise en ligne en mai.

Nous choisissons le retrogaming, avec comme ligne directrice, quatre portraits de personnes ou d'initiatives tournant autour de cette pratique.

Seulement, ces personnes, il faut les trouver ... Nous sommes immédiatement sûres de deux interlocuteurs : l'association MO5, qui détient la plus grosse collection française, et sûrement européenne, de consoles, ordinateurs et jeux vidéo, et milite pour la création d'un musée du jeu vidéo ; et l'éditeur Pix'n love, qui publie de nombreux livres sur le jeu vidéo, et un bimensuel consacré au retrogaming.

Qui d'autre ? Nous hésitons pas mal. Un artiste s'inspirant du pixel art ? Un musicien 8 bits ? Un programmeur ?

Après moult discussions, notamment avec les journalistes qui nous encadrent, nous choisissons de prendre un joueur passionné par le retrogaming, et un studio français développant un jeu "neo retro", c'est à dire utilisant les codes des jeux d'antan, pour un titre développé en 2010. Le joueur sera Ben Shinobi, le studio, Arkedo.

Il nous faut également des "éclairages". Nous en choisissons trois, dont une interview "expert". Cherchant un sociologue du jeu vidéo, nous tombons sur le nom de Laurent Trémel.

 

Janvier-Février, level 2 : Prise de contact

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C'est bien beau de repérer les personnes que nous voulons pour notre documentaire, encore faut-il les convaincre, puis trouver une date de tournage qui convienne aux deux parties.

Commence alors la (longue) série des échanges de mails. Je crains que le fait que nous soyons des journalistes généralistes, et non spécialisées jeux vidéo, soit un frein chez certains interlocuteurs : peur de la caricature, de la diabolisation, de la moquerie, bref, des nombreux écueils des médias vis à vis du jeu vidéo ...

A ma grande surprise, ce ne fut pas du tout le cas. Toutes les personnes contactées ont été ravies de l'initiative, et étaient prêtes à participer à notre documentaire !

 

Partie gagnée ? Ca serait trop beau ...

Deux reportages doivent être annulés : Arkedo est débordé de travail, et ne peut plus se permettre de nous recevoir une demi-journée, à leur grand regret (et le nôtre !). Quant à Ben Shinobi, nous n'avons pas pu trouver de date de reportage. Nous sommes contraintes d'annuler ...

Laurent Trémel décline l'invitation : n'ayant pas étudié spécifiquement le retro-gaming, il préfère s'abstenir.

 

Début février, trois reportages sur cinq se sont cassés la figure. Il faut trouver autre chose, et vite ...

Pour mieux comprendre l'état de panique de l'équipe, il faut savoir que nous étions toutes pendant le mois de février en stage, et pas vraiment du genre stage photocopieuse .... Gros gros manque de temps pour faire des recherches et trouver les perles rares qui sauveront notre documentaire ...

Et pourtant ...

L'association MO5 nous évoque l'un de ses membres, Nabil, alias Kendo, excellent joueur et fan de retrogaming.

Un ami journaliste spécialisé me met sous le nez une interview de Golgoth Studio, qui travaille au remake du jeu arcade Toki.

Pour l'interview "expert", je décide de contacter Julien Pirou de Nolife et IG Magazine, qui réalise notamment une émission sur le retrogaming (Retro and Magic)

Tous les contacts sont positifs, les rendez-vous calés dans la première semaine de mars.

Mi février, notre webdocu est sauvé.

 

Next level -> premier reportage chez MO5 ....

 

Photos : Stefan, Flickr, Creative commons

Diebmx, Flickr, Creative commons

Peter, Flickr, Creative commons

30/01/2010

Google veut signer la mort d'Internet Explorer 6

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La nouvelle est tombée vendredi sur le blog Google Enterprise. A partir du 1er mars, toutes les applications Google, avec en premier lieu la suite bureautique Google Documents, ne fonctionneront plus sur les anciennes versions des navigateurs internet.

Dans le détail, les versions inférieures à Internet Explorer 7.0, Firefox 3.0, Safari 3.0, et Chrome 4.0 seront affectées.

Cette décision touche évidemment de plein fouet Internet Explorer 6 (IE6 pour les intimes), qui équipe encore de nombreux ordinateurs d'entreprises, malgré ses énormes lacunes. Outre les bugs rendant fous les développeurs web, le navigateur n'a plus été mis à jour par Microsoft depuis 2006, laissant une porte grande ouverte aux failles de sécurité.

Des opérations de mise à mort d'IE6 ont déjà eu lieu par le passé. Une campagne sur Internet (Stop Living in the Past) a incité les possesseurs d'IE6 à passer à une version supérieure. Youtube a annoncé en juillet dernier que son site ne serait plus compatible ce navigateur.

En rendant Google Documents impossible à utiliser avec Internet Explorer 6, Google frappe un grand coup dans le monde de l'entreprise, qui commence à se tourner doucement mais sûrement vers sa suite bureautique gratuite et coopérative. Les administrateurs réseau vont avoir du pain sur la planche.

 

Image : capture d'écran du site Stop Living in the Past

16:58 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (200)

27/01/2010

GTA 4 : Niko m'a donné la foi

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Enfin, j'ai pu me procurer le jeu qui me faisait baver depuis plus d'un an : GTA 4.

L'histoire, en quelques mots : Niko Bellic, Serbe, débarque à Liberty City (pastiche de New York). Accueilli par son cousin Roman, qui lui racontait par mail sa vie faite de grosses maisons, grosses voitures, et femmes à gogo, il découvre qu'en réalité celui-ci possède une petite entreprise de taxi dans un des quartiers les plus craignos de la ville. Critique de l'american dream, GTA 4 est aussi une histoire de vengeance. On devine que Niko n'a pas fait que des gentilles choses lors de la guerre de Bosnie, et qu'il a des comptes à régler.

GTA, c'est surtout un univers proprement gigantesque, qui laisse une grande marge de liberté. Liberty City se dévoile au fur à et mesure de la progression du joueur. Composée de quatre îles, l'accès à deux d'entre elles est interdit au début du jeu, sous prétexte de menaces terroristes. Le joueur n'a donc accès qu'aux deux îles de l'Est, qui sont dans l'ensemble assez craignos (notamment l'industrieuse Boham).

Mais pourtant, que de choses à faire ! Se promener déjà. La reproduction d'une ville entière est proprement hallucinante, et il ne faut pas hésiter à s'arrêter pour admirer, ou faire un tour dans l'ancienne fête foraine, à la plage, ou dans les parcs municipaux. Votre personnage peut aussi lier des amitiés (et des relations amoureuses). Pour cela il va falloir sortir vos potes ou votre copine : resto, bar, bowling, billard, fléchettes, cabaret, voir club de strip tease ... Chacun aura ses préférences, et saura vous remercier si la soirée lui a plu. Niko peut également s'acheter des fringues (et dieu qu'il en a besoin - il débarque dans un vieux jogging immonde), aller dans un cybercafé consulter ses mails ou draguer dans un simili Meetic, regarder la télé (programmes bien drôles), et surtout, surtout .... piquer des voitures pour rouler à fond les ballons, la sono au maximum.

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Car GTA, ce n'est pas le pays de Candy. Vous êtes avant tout une petite frappe (bien malgré lui j'aurais envie de dire), qui exécute les basses oeuvres de boss locaux. J'ai ainsi dû liquider le petit ami de la fille d'un malfrat russe, régler leurs comptes à des dealers qui empiétaient sur le territoire d'un autre, intimider des commerçants qui refusaient de payer un autre malfrat ...

Un moment m'a particulièrement marqué. Niko décide de régler son compte à l'un des malfrats russes, car il fricotait avec la copine de son cousin. Niko réussit à le coincer, et là, alors qu'une cinématique aurait pu s'enclencher automatiquement, le jeu demande à ce que j'exécute moi-même le russe. Je suis donc sommée de pointer l'arme sur lui (un bouton), puis de tirer (un autre bouton), quand je le sens. Pendant ce temps, l'autre, sans défense, essaye de vous convaincre de lui laisser la vie sauve ... Je n'ai pas pu tirer tout de suite. J'attendais de voir si le jeu ne me proposait pas de l'épargner (j'avais pu le faire un peu plus tôt avec quelqu'un d'autre). Non, impossible, je dois le faire. Je finis par tirer, mais ça m'a dérangé ...

Un peu plus tôt, un autre moment m'a fait réfléchir. L'un des grands plaisirs de GTA est de faire n'importe quoi dans la ville, en se faisait poursuivre par les flics. L'ambiance plutôt second degré des autres titres de la série incite à la déconne. Là, je décide de voler un gros camion de chantier, d'aller sur la plage, et de voir si les gens se laissent rouler dessus. Ils fuient, mais on peut quand même les avoir assez facilement. Je remarque une femme, que j'avais un peu amoché, en train d'essayer de fuir en clodiquant, et beuglant comme un putois. Je décide de sortir de mon camion, et de la faire taire un coup. Sauf que je me suis un peu trop emportée avec ma batte de base-ball, et l'ait tué. Et pour la première fois dans un GTA, ça m'a gêné. Beaucoup. Je me suis sentie très mal après coup.

Je pense que l'atmosphère beaucoup plus réaliste et premier degré de cet opus incite beaucoup moins au n'importe quoi ... Depuis, je ne refroidis que les gros méchants qui l'ont bien cherché (et aussi quelques passants quand je conduis bourrée, mais là je le fais pas exprès).

(Parenthèse : parent qui lit ces quelques lignes, j'espère que tu comprends que GTA n'est PAS un jeu pour les enfants.)

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Comme je le disais en titre, GTA 4 m'a redonné la foi. Depuis plusieurs mois/années, j'avais du mal à trouver des jeux qui me passionnent vraiment, me prennent aux tripes, et me fassent jouer pendant des heures. Là, j'enchaîne les missions avec plaisir, je veux avancer dans le scénario, tout en allant voir ma copine Michelle, ou en allant sortir avec mes potes, faisant quelques missions annexes pour gagner de l'argent (le réglo chauffeur de taxi, au beaucoup plus illégal dealer de drogues). GTA 4 est un jeu passionnant, qui risque cependant de déplaire par son côté beaucoup trop "film noir". Si l'on cherche plutôt du fun et des missions hautement spectaculaires et drôles, autant se tourner vers The Ballad of Gay Tony, une extension de GTA 4 exclusive à la Xbox 360, qui renoue avec la tradition LOL de la série.

20:04 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (28)

I'm still alive

Eh bien non ! La Geekette n'est pas morte. Elle croulait juste sous le boulot jusque décembre, puis a vécu une grande crise du "je sais pas quoi bloguer". Je me remets donc en selle, avec un papier un peu fourre-tout, en attendant mieux (et n'attendez pas que je parle de la tablette d'Apple, je ne fais pas partie des Mac-sexuels).

 

Grand écart dans ma vie vidéoludique : en quelques semaines, je me suis offert une Super Nintendo d'occasion pour quelques dizaines d'euros, puis une Xbox 360. Car jusque là, je n'avais pas encore franchi le pas de la next gen : trop cher, pas de jeux qui me tentent, pas de télé HD ...

 

Ces trois arguments ont été balayés :

- Jusqu'au 14 février, les 360 Elite sont proposées avec un rabais de 40€. J'avais donc droit au pack GTA Liberty City Stories pour 230€, au lieu de 270€. Mieux encore, pour tout achat d'un pack, Game mettait Bayonetta à 30€, au lieu de 70€. Je n'ai donc pas hésité fort longtemps ...

- Les jeux qui me tentent sont enfin là. Une partie d'Assassin's Creed 2 chez ma meilleure amie m'avait déjà convaincu, GTA The ballad of Gay Tony et Bayonetta l'ont confirmé. Depuis j'ai acheté GTA 4, qui équivaut à une renaissance vidéoludique pour moi : j'ai retrouvé la foi dans le jeu vidéo, et je passe des heures à jouer dessus. J'en ferai un billet.

- Toujours pas de télé HD, mais en SD, le résultat n'est pas si catastrophique que ça. Je me doute que Bayonetta doit être beaucoup mieux en HD, mais pour GTA ça ne pose pas de problème. Par contre, je teste avant les jeux en téléchargeant les démos sur le Live, pour éviter les mauvaises surprises : Dante's Inferno est tout bonnement illisible en SD, les textes sont tout flous ...

 

Depuis presque un mois, je m'amuse donc comme une folle sur ma 360, téléchargeant des démos, découvrant le XLA et le XNA, et rattrapant un peu mon retard sur cette génération. En plus, le prix des jeux est désormais ridicule, si on passe chez nos amis anglais ...

 

A côté de ça, je bosse comme projet de fin d'année sur un webdocumentaire sur le retrogaming. Non seulement je me fais bien plaisir en traitant de ce sujet, mais en plus tous mes interlocuteurs sont également ravis de pouvoir m'aider. Résultat final en mai, j'ai hâte ...

19:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

08/11/2009

Votez pour les Gamekult Awards

Comme tous les ans, la rédaction de Gamekult va faire son classement des meilleurs jeux de l'année 2009. Mais cette année, ce sont les internautes qui votent dans neuf catégories. Petite vidéo de présentation, avec la musique hollywoodienne qui va bien :

De nouvelles vidéos seront mises en ligne pendant le reste du mois pour présenter d'autres catégories. D'ailleurs, quelles sont-elles ?

L'internaute peut voter pour la meilleure console, le meilleur jeu exclusif, le meilleur jeu multiplateforme, le meilleur jeu portable, le coup de coeur, le meilleur jeu téléchargeable, le meilleur jeu en multi, bien évidemment le jeu de l'année, et comme on n'est pas sur Gamekult pour rien, la déception de l'année.

Pour le moment, c'est Street Fighter 4 qui tient le haut du pavé, en étant en tête de quatre catégories (meilleur jeu multiplateforme, meilleur jeu multi, coup de coeur et jeu de l'année). A noter qu'il est également deuxième de la catégorie "Déception de l'année" ... Un titre qui divise donc.

Vous avez jusqu'à la fin du mois pour faire votre classement. Un tirage au sort sera effectué parmi les participants, avec à la clé de jolis lots : la console de l'année pour le 1er tiré au sort, le jeu de l'année du 2e au 10e, et le jeu portable de l'année du 11e au 15e. Bon vote !

15:27 Publié dans Actu consoles | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gamekult, gk, awards

 
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